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TRAILER 1'44: mot de passe: kaléos17

KALEOS, création 2017

PREMIERE SUISSE

DU 11 AU 19 MARS 2017

ARSENIC, CENTRE D'ART SCENIQUE CONTEMPORAIN

LAUSANNE (CH)

 

Durée: 40 min (présentée 2 fois par jour)

Concept et chorégraphie : Corinne Rochet et Nicholas Pettit

Danseuses: Lucille Mansas, Marie Viennot, Léna Schattenberg, Maëlle Desclaux

Lumière et vidéo : Pablo Weber

Musique : Nicholas Pettit

Costumes : Diane Grosset

 

Co-production: 

Arsenic, Centre d'art scénique contemporain 

Cie Utilité Publique

Soutiens : Ville de Lausanne, Loterie Romande, Pour-cent culturel Migros, SIS.

La Cie Utilité Publique est au bénéfice d'une convention de subvention 2015-2017

de l'Etat de Vaud.

KALEOS: un kaléidoscope organique, en grand format, oú l’on s’accorde le temps de faire l’expérience du sensible !

De "l’Enfer" de Henri-Georges Clouzot, film non abouti des années 1964 et source d’inspiration pour les deux chorégraphes Corinne Rochet et Nicholas Pettit, nous retiendrons, en nous immergeant au sein de KALEOS, le sublime travail d’expérimentation sur les couleurs, la forte et élégante présence des corps en mouvement, les illusions sensorielles et les fantasmes de l’esprit.

De forme légère et conçu pour quatre danseuses longilignes, KALEOS questionne notre rapport à l’espace comme lieu de transformation. Des corps longilignes marquant la verticale, des corps longilignes pour toute leur dimension narrative. Ils nous font le récit optimiste d’une élévation, présentent un caractère majestueux, nous suggèrent la finesse et l’aspiration. Un pur jaillissement corporel qui s’élève de la terre affirmant sa présence au monde. Le Kaléidoscope comme point de départ, prétexte pour rompre avec le rapport frontal public/scène et proposer au spectateur une immersion sensorielle au coeur d’une installation chorégraphique.

Ici, nous faisons l’expérience du sensible, nous questionnons l’implicite. Nous plongeons dans un espace intimement lié à l’organique. L’espace du corps humain ou végétal se réfléchi, en terme de peau perméable, de temps à fleur de peau doublé d’une mise en sens de la sensation.

«Il y a dans ce monde d’urgence que nous nous sommes créés une peur à se donner de l’espace». C’est en réaction à cette observation que Corinne Rochet et Nicholas Pettit, nous offre durant 40 min, le temps de faire l’expérience de la contemplation et de satisfaire notre besoin d’abstraction.

DOSSIER DE CREATION

I LE SUJET I

«L’histoire a beau prétendre nous raconter toujours du nouveau, elle est comme le kaléidoscope: chaque tour nous présente une configuration nouvelle, et cependant ceux sont, à vrai dire, les mêmes éléments qui passent toujours sous nos yeux».

Le monde comme volonté et représentation - Shopenhauer

Le kaléidoscope se compose de morceaux, de bribes, de fragments de verres colorés. Ces éléments qui le constituent proviennent d’un processus contingent de destruction et de cassures. Ces verres mis dans un tube de miroirs réfléchissent à l’infini et en couleurs, la lumière extérieure. Le kaléidoscope donne une illustration symbolique de la façon dont on peut créer quelque chose de nouveau à partir de quelque chose qui existe déjà et qui ici à la particularité d’être briser: le kaléidoscope comme métaphore du monde, le kaléidoscope comme philosophie. Il y a dans le choix du kaléidoscope comme point de départ pour KALÉOS, le choix d’aborder la relation paradoxale et conflictuelle de l’homme face à son besoin de construire et par opposition de déconstruire. Ici nous cherchons, au travers de ce rythme binaire: construction et déconstruction, toute la beauté, la légèreté, la poésie qui se trouve dans une forme brisée, cassée, pliée qui se compose et se décompose dans le temps et l’espace.

I DES CORPS DE FEMMES LONGILIGNES I
«La femme longiligne, profondément enracinée dans la terre mais aspirée par le ciel, prête à se rompre entre les deux attractions». Pierre Rahbi

Le corps féminin est incarnation de l’éros immanent à la nature humaine. La représentation de ce dernier est en soi pluralité du somatique au-de-là du charme du corporel. Splendeur exponentielle dans l’esthétique picturale, le féminin est d’une multiplicité symbolique en tant que métapresence de la pérennité de la vie...

Relation de corps/environnement. Des corps longilignes marquant la verticale, des corps longilignes pour toute leur dimension narrative. Ils nous font le récit optimiste d’une élévation, présentent un caractère majestueux, nous suggèrent la finesse et l’aspiration. Un pur jaillisse- ment corporel qui s’élève de la terre affirmant sa présence au monde. Pour autant, ce récit corporel reste hanté par la possibilité d’un désastre, d’une chute ou encore d’une rupture.

I COSTUMES I

Au travers de KALÉOS, nous cherchons à faire l’expérience du sensible, à questionner l’implicite. Ce projet intimement lié au corps, à l’espace du corps se réfléchi, ici, en terme de peau perméable, de temps à fleur de peau doublé d’une mise en sens de la sensation. Pour ce faire, nous cherchons à symboliser cet espace corporel tel un lieu de pure projection, un monde de sensation par de la même la notion de limite. Comme une toile de projection, les corps seront peints en blanc. Un blanc perle, fragile, cassant tel du verre. L’apport de couleur se fera tout au long de l’installation par instant, par petites touches fugaces. Primaires, archaïques, mythologiques, 4 corps de femmes à la peau cimenté de blanc construisent une mosaïque organique, tri-dimentionnelle, aux combinaisons restructurantes, vivifiantes, sensibles.

I COMPOSITION CORPORELLE I

Corinne Rochet et Nicholas Pettit développent la notion de « Flow Motion ». Influencé par le release technique et le popping, ils proposent une danse axée sur le mouvement articulaire, la dissociation et coordination gestuelle, la recherche d’une tonicité musculaire à la fois souple et dynamique.

3 axes de recherche pour l’écriture gestuelle de KALÉOS: la colonne vertébrale, la respiration, la notion de plier/déplier. La colonne vertébrale: le tube, le lieu de toute motivation, siège du système nerveux, siège de nos sensations, de nos émotions et de nos pensées. La respira- tion: la circulation continu et discontinu, l’atmosphère, la relation au temps et à l’espace horizontal et vertical, l’idée du parcourt, du passage, du dedans et du dehors. Plier /déplier: construire et déconstruire, cycle, récurence, récurence d’où naît la forme dramaturgique.

I MUSIQUE I

Une bande son de bruit blanc lénifiante et désolante
Il y a en choisissant d’utiliser comme matériaux de composition principalement des bruits blancs, le désir d’instaurer avec le présent une distance ironique. Les bruits blancs présentent des propriétés hypnotiques. Souvent utilisés pour les enfants, ces bruits, relaxant, déstressant, favorisent le sommeil. Ils sont aussi les marqueurs d’époques, d’espaces et de réalités différentes. Nous parlions plus haut d’un monde d’urgence, de stress, d’une socité virale en surintensité émotionnelle. Juxtaposer le rire d’un enfant avec un corps qui se fragmente ou encore opposer le son d’une bombe avec un bras qui s’étire vers le ciel. Il s’agit d’entrecroiser subtilement les registres de l’imaginaire et du réel au gré des scènes. De refuser de conscentir à la pression du temps et imposer par l’utilisation des bruits blancs une certaine temporalité qui permet de donner le temps aux images et à chacun en fonc- tion de sa subjectivité d’être libre de faire sa propre recherche de sens. 

KALEOS: an organic kaleidoscope, in large format, where you give yourself time to experience the sensitive!

 

From "L'Enfer" by Henri-Georges Clouzot, an unfinished film of the years 1964 and source of inspiration for the two choreographers Corinne Rochet and Nicholas Pettit, we will retain, by immersing ourselves within KALEOS, the sublime experimental work on the colors, the strong and elegant presence of the moving bodies, the sensory illusions and the fantasies of the mind.

 

Lightly designed and designed for four tall dancers, KALEOS questions our relationship to space as a place of transformation. Longish bodies marking the vertical, bodies longiline for all their narrative dimension. They make us the optimistic account of an elevation, present a majestic character, suggest to us the finesse and the aspiration. A pure bodily spout rising from the earth affirming its presence in the world. The Kaleidoscope as a starting point, a pretext to break with the frontal public / scene relationship and propose to the spectator a sensory immersion at the heart of a choreographic installation.

 

Here we experience the sensible, we question the implicit. We dive into a space intimately linked to the organic. The space of the human or vegetable body is reflected, in terms of permeable skin, time to the surface of skin and a sense of sensation.

 

"It is in this world of urgency that we have created a fear to give ourselves space." It is in response to this observation that Corinne Rochet and Nicholas Pettit offer us during 40 minutes the time to experience contemplation and to satisfy our need for abstraction. 

 

Contemplation of bodies, contemplation of nature, an organic kaleidoscope, in large format, is open to us.

Résidences:

Arsenic, Centre d'art scénique contemporain - Lausanne

Théâtre de l'Oulle - Avignon

Studio 2 - Lausanne

VERSION COMPLETE 40': mot de passe: kaléos17

I L’ESPACE DE JEU ET LA RELATION AU PUBLIC I

Depuis STRESS BIOLOGY, création 2014, l’espace de jeu devient pour Corinne Rochet et Nicholas Pettit un vrai espace de réflexion. Leurs pièces chorégraphiques ne se construisent plus seulement pour un espace théâtre "Black box" mais ont la particularité de pouvoir s’adapter à différents espaces. L’architecture d’un lieu devient alors la scénographie de leur pièce. Ainsi, à chaque lieu de représentation (église, hangar, musée, black box), leurs pièces trouvent de nouvelles résonnances et proposent de multiples lectures. Les créations, comme le jeu des interprètes, se renouvellent donc sans cesse, influencées par l’espace.

Corinne Rochet et Nicholas Pettit aiment la relation intime que ces lieux peuvent offrir de par leur dimension ou leur constitution. Cette proximité toute particulière entre public et danseurs, en fonction des pays et des cultures, crée, entre l’objet chorégraphique et le public, des rencontres plus sensitives qu’intellectuelles. S’inscrire dans des espaces non dédiés à la danse prend sa source dans le désir de rompre avec le rapport conventionnel et frontal scène/public qui pro- pose d’appréhender l’espace et sa relation à un objet chorégra- phique toujours par le même angle. Cette relation attendue et enten- due place le public dans un certain confort. Corinne Rochet et Nicho- las Pettit poursuivent leur démarche et souhaitent pour KALÉOS adopter les principes de composition d’une installation chorégraphique.

I UNE INSTALLATION CHORÉGRAPHIQUE I

L’installation chorégraphique ou installation vivante s’exprime dans un cadre tri-dimentionnel et nous conduit à inclure dans l’objet chorégra- phique son environnement. Cette mise en situation inclut tout élément du hors champs dans le champ, donner à voir tout le cadre et autour du cadre. Ainsi le spectateur est convoqué à l’immersion, à la partici- pation dans l’objet chorégraphique.

KALÉOS est une installation éphémère et fermée. Le public vient durant un espace-temps se plonger dans l’univers atmosphérique et sensoriel souhaité pour ce projet. Les corps dansant en perpétuelle mutation contruisent et déconstruisent autour des spectateurs leur espace corporel et environnant. La spécificité du lieu et de la forme choisie invite le spectateur à interagir avec les danseuses. 

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