Art-Breakfast avec la Cie Utilité Publique I Skorohod Swiss Week 2016
Corinne Rochet et Nicolas Pettit, chorégraphe, Catherine Lapina, danseuse de la version russe de STRESS BIOLOGY, Daria Piterova, coordinateur de Skorohod Swiss week, Catherine Maison, pr-Manager Skorohod Swiss week, Maria gorokhovaza, coordinatrice de l'école Bye Bye Ballet, tournage et le montage de Gleb neupokoyev et Pavel Machikhin.

Journal d'elle
Article – 04/11/2011
Steckborn – Regionalkultur
Ursula Litmanowitsch

… « Heimlicher Höhepunkt

Schlicht und schön, stark und stimmungsvoll ist Corinne Rochet in « Journal d’elle ». Die mimisch wie körperlich ausdruckstarke Darstellerin zeichnet die Kräfte zwischen Beherrschen und Loslassen, zwischen Abwehren und Aufgeben in ungeahnter Dichte nach. Man ist versucht, diese Produktion von Corinne Rochet und Nicholas Pettit mit der spannenden Musikkomposition als heimlichen Höhepunkt des Abends zu sehen. » … 



M.E.S.T.
L'express - juillet 2010
Parodie chorégraphiée des séries télévisées

«M.E.S.T», nouvelle création de la compagnie Utilité publique, surfe sur la vague des séries télévisées américaines. Le chorégraphe Nicholas Pettit propose un spectacle hors normes qui joue des codes télévisuels et tire parti d’une scénographie ultra étudiée. Suspense garanti!

La compagnie lausannoise Utilité Publique hume l’air du temps. On connaît son langage franc, son humour latent, sa posture sérieuse et ses reflets glossy. Fidèle au festival Scène Ouverte avec entre autres «Fizz» en 2006 et «Alright Love» en 2007, elle s’illustre cette année avec «M.E.S.T», dansé ce soir, demain et mercredi à la Maison du Concert.
Chorégraphie créée en 2009, inspirée des séries télévisuelles comme «Six Feet Under», «Twin Peaks» ou encore «Nip /Tuck», elle s’annonce comme un des points forts du festival.
Nicholas Pettit, son chorégraphe, avoue être littéralement obnubilé par ces séries américaines: «Je suis stupéfait de constater le pouvoir qu’elles ont sur mon comportement, elles me plongent dans une passivité déconcertante. Je me retrouve bloqué à dévorer plusieurs épisodes à la suite. Cela relève d’un sentiment dépendance qui traduit un phénomène social et culturel fascinant. En partant de ce constat, j’ai essayé de comprendre leurs codes, leurs procédés de conception et de les appliquer à des objets chorégraphiques».
Pour cela, il a intensément travaillé avec le scénariste Julien Sulser. Ce dernier a articulé un récit autour de la mort d’un boucher qui dans son testament invite ses enfants – des citadins cosmopolites n’ayant plus aucun lien avec la boucherie – à apprendre la découpe de la viande et faire perdurer son enseigne. Au fur à mesure de l’apprentissage, leurs passions s’aiguisent et à l’extérieur la situation du monde se dégrade, forçant les protagonistes à vouloir s’approprier le commerce pour eux seuls afin de survivre. La famille Siccone bascule ainsi dans des relations de plus en plus tordues. Cannibalisme, inceste, tous les ingrédients sont là pour accrocher le spectateur. Dans cette optique, Nicholas Pettit a longuement travaillé les «impro-composés» avec ses danseurs, Corinne Rochet, Anne Carrard, Géraldine Chollet, Michael Henrotay-Delaunay et Florian Berger, afin d’évacuer le superflu jusqu’à toucher une animalité profonde. Pensée comme une opération marketing, cette «série-chorégraphiée» en trois actes use de toutes les ficelles pour se faire remarquer. Ceux qui se trouvaient place des Halles ce samedi en fin d’après midi ont peut-être remarqué «L’arrivée des stars», préambule-performance à «M.E.S.T», dans lequel les six danseurs cramponnés à leurs rôles fictifs de vedettes de la série ont paradé en tenues de spectacle. Et pour ceux qui ne les auraient pas vus, une petite visite sur le site internet www.mest.utilitepublique.ch s’impose. A découvrir: une bande-annonce fracassante, les extraits des épisodes, les profils des héros et d’autres goodies. /PXS


M.E.S.T.
Article - 14/09/2009
Un festival qui démarre sur le mode de la série TV
DANSE
Le Festival international de Lausanne débute aujourd’hui avec M. E. S.T.,
un feuilleton chorégraphique de la Compagnie Utilité Publique.

«Mon père s’appelait Al Siccioni. Ce n’était pas seulement un grand homme, mais aussi un grand boucher…» En prélude saignant à M. E. S. T. , chorégraphie en 3 épisodes, le site internet de la compagnie lausannoise Utilité Publique* dévoile un peu de l’humour grinçant du spectacle.
«Le public a accès à notre site pour suivre l’évolution des épisodes, mais ce n’est pas nécessaire pour pouvoir entrer dans la série, note Nicholas Pettit, chorégraphe lausannois. Avant chaque représentation, il y aura un résumé de l’épisode précédent. » En ouverture de la manifestation, M. E. S. T. promet du suspense avant de se dévoiler en intégralité en clôture. Nicholas Pettit se dit fasciné par l’univers des séries télévisées. «Tout le monde a été un jour ou l’autre happé par Six feet under, Sex in the City ou Les Experts, s’exclame-t-il. Les scénarios sont bien construits, avec du rythme, une musique obsédante. J’ai voulu reprendre ces aspects et les reproduire en art vivant.»
M. E. S. T. a été conçu en collaboration avec les interprètes Anne Carrard, comédienne, Corinne Rochet, Géraldine Chollet et Mickaël Henrotay-Delaunay, danseurs, et Florian Berger, artiste de cirque. «J’entremêle les disciplines pour enrichir la danse», observe le chorégraphe. Julien Sulzer a écrit le scénario de cette série «vivante» qui parle d’une famille de bouchers dont le père vient de mourir. Ses enfants se disputent sa succession. Hémoglobine, viande froide et humour noir sont au programme !
CORINNE JAQUIÉRY
* www.mest.utilitepublique.ch


M.E.S.T.
Article - 16/09/2009
Défilé de stars au Festival de Sévelin
CRÉATION - Coup d’envoi mardi du Festival international de danse de Lausanne, avec le premier épisode de M. E. S. T. Rigolo.

Le chorégraphe Nicholas Pettit a réussi le pari de créer un petit événement glamour autour de son nouveau spectacle, M. E. S. T. , qui ouvrait mardi soir le Festival international de danse de Lausanne. M. E. S. T. ? Une série de trois pièces qui interrogent les secrets de fabrication des feuilletons télévisés en théâtralisant la vie d’une famille de bouchers. Avant d’entrer sur scène pour y interpréter le 1er épisode, les vedettes fictives ont fait leur cinéma à l’extérieur de la salle, sous les regards amusés et intrigués des spectateurs rassemblés devant le tapis rouge.
Entre deux ronflements de moteurs de voitures de luxe – Maserati, Lamborghini ou Aston Martin –, l’animateur Ivan Frésard recueille leurs confidences devant une caméra de télévision. Le public découvre ainsi Carmela Strong, diva espagnole incarnée par Corinne Rochet, perverse dans son personnage de petite fille montée en graine; Brigitte, sa rivale mystique jouée par Géraldine Chollet, dangereuse séductrice; Lia Still, rockeuse née en Laponie interprétée par Anne Carrard (drôlissime!); T. C. Boy, cow-boy urbain, joué par Michaël Henrotay-Delaunay, inquiétant en boucher ensanglanté, et enfin John Nox: une vedette allemande aimant la vodka, habité avec souplesse par l’artiste de cirque Florian Berger.

Retour sur scène: dans un décor simple et ingénieux en forme de courbe immaculée, les cinq protagonistes se retrouvent autour d’un réfrigérateur dans lequel refroidit le père mort. Posant d’abord comme pour une photo, les artistes sortent lentement du cadre, évoquant entre petites touches et amples mouvements fluides les prémisses d’un règlement de comptes pour l’héritage. A la fin de ce premier épisode, le suspense est là: un homme à tête de taureau a été tué… Pourquoi? A suivre ...
CORINNE JAQUIÉRY


M.E.S.T. 25.03.09
La série télé comme procédé de création Auteur : Dominique Martinoli
Une nouvelle production par épisode de la Cie Utilité Publique

Peut-être l’avez-vous également reçu, ce mail parmi tant d’autres annonçant il y a un mois l’ouverture du site MEST par la Cie Utilité Publique. Premier réflexe, cliquer. Tiens, tiens, un site internet exclusivement conçu pour une création? Une série chorégraphique en 3 épisodes dont on peut suivre les répétitions en direct, donner son point de vue et télécharger photos et fonds d’écran? Mais, à mi-février, MEST présentait un graphisme agréable et une navigation en franglais laissant deviner un mélange curieux entre jeu ou théâtre en ligne, commerce et site participatif. Un peu de patience, celui-ci serait mis à jour régulièrement…
Aujourd’hui on y trouve quelques infos supplémentaires, des interviews, une bande son, un synopsis et une présentation des personnages, etc. Mais le tout reste assez énigmatique. Et ça ne ressemble en rien aux habituelles créations chorégraphiques. N’ayant plus la patience d’attendre, nous avons cherché auprès de Nicholas Pettit, chorégraphe et fondateur avec Corinne Rochet de la Cie Utilité Publique, quelques réponses.
«MEST veut dire quelque chose, mais je ne suis pas content de cette signification et j’en cherche une autre. Je n’ai pas encore trouvé, ça se saura avant la première!» Il cultive le mystère ce jeune créateur venu d’Angleterre il y a 10 ans pour travailler comme interprète pour Philippe Saire d’abord, Arthur Kuggeleyn, Nicole Seiler ou Gaspard Burma ensuite. Mais Nicholas Pettit enseigne également, aux professionnels comme aux amateurs. Il a de plus fondé avec Corinne Rochet Le Marchepied, à la fois compagnie et formation en danse contemporaine. Leur travail a d’ailleurs été récompensé en 2007 par le Prix de l’Eveil de la Fondation vaudoise pour la culture.
«Un procédé inédit, c’est un petit peu gros» avoue Nicholas Pettit avec son bel accent anglais. «Les arts plastiques l’ont peut-être utilisé mais pas la danse contemporaine. L’idée de MEST est de tester quelque chose de nouveau, de se baser sur la façon de faire des séries télévisées. Mettre tout en place avant le tournage, scénario, décors, musiques, personnages et hop on pousse la danse dans ce cadre. Il n’y a pas de surprise parce que tout est écrit à l’avance. Mais dans ce deuxième temps vient le travail avec les danseurs et c’est mon boulot de faire en sorte qu’ils incarnent au mieux les personnages du scénario.»
«Au lieu du texte, il faut travailler la façon de bouger, l’animalité. Je veux me couper de la manière habituelle de créer en danse, d’où cette idée de scénario. Bien sûr il y aura un côté théâtral, les interprètes vont parler et ce n’est pas pour rien qu’il y a une comédienne, Anne Carrard, dans cette production. Nous travaillerons la voix de manière brute. Nous irons chercher des sonorités dans le ventre, comme des gémissements, plutôt que de dire «Je suis en colère».»
Et de poursuivre sur sa façon de concevoir la danse: «Je ne vais pas choisir une forme codifiée de danse. Bien sûr le danseur peut utiliser sa technique pour apporter la sensation de ce que je veux. Car pour le moment nous cherchons les personnages par des improvisations et des mises en situation. D’autres, avant moi, ont travaillé de cette manière et il y aura beaucoup de référence à la danse théâtre. Je n’ai pas l’intention de renouveler la danse. Mais notre défi est de replacer ses personnages dans quelque chose de très fixe, une histoire très concrète écrite à l’avance. Moi, les danseurs, toute l’équipe artistique sait déjà qui va vivre et qui va mourir. Ce qui m’intéresse c’est comment montrer cela par le biais de la danse, comment glisser d’une scène à l’autre.»
«MEST est une nouvelle manière de mettre en place une chorégraphie, une nouvelle façon de créer. Je pense que la danse à sa propre dramaturgie. Mais j’avais envie de tester la compatibilité avec une narration telle qu’on le fait au théâtre ou dans les séries télé justement. Qu’est-ce que cela apporte à la danse contemporaine? Comment enrichir notre métier? J’espère que cette création sera à la hauteur de ses intentions. En tout cas j’ai beaucoup de plaisir avec cette équipe!»
«J’ai choisi d’impliquer les spectateurs parce que moi-même je ne peux m’empêcher de regarder les séries à la télé. Je suis dépendant et ça m’énerve! Je deviens statique, sans volonté et regarde trois séries en un soir. J’avais envie de détourner les stratégies qu’utilisent la télévision et laisser le public découvrir le processus de création, la fragilité qu’il y a dans la construction de la pièce. Mais aussi lui permettre de réagir. Nous sommes en train de développer un système de vote par sms. Les spectateurs pourront changer une action par exemple mais pas le scénario. C’est frustrant dans les séries de ne pouvoir intervenir comme spectateur.»

Si «le désir constant de partager, sensibiliser et rendre accessible la danse contemporaine à un public averti comme non averti» est un des leitmotiv de cette compagnie, la nouvelle création y répond totalement. Cette attention portée aux phénomènes sociaux, et ici télévisuels, mélangée aux possibilités interactives et participatives des nouvelles technologies promet une belle expérience de rapprochement avec les spectateurs. En attendant la première en septembre prochain et pour nous tenir en haleine, des bribes de répétitions et autres seront à découvrir à fin mars, mai et juin sur le site internet. En juillet un avant-goût sera donné dans les rues de Neuchâtel à l’occasion du festival scène ouverte.



FIZZ
Critique - Aerowaves - 20 janvier 2007

Fizz is fascinating! Corrine Rochet’s choreography initially fools you into thinking it'll be a tedious watch, but somehow she manages to hold you for thirty full minutes and leave you thinking about her work long after its over. Dancers Anne Delahaye and Nicholas Pettit are superb and confident performers, whether as marionette-like figures caught in the endless loop of an oppressively regulated life, or playing wildly hedonistic rock stars sucked into a vortex of narcissism and self-indulgence. The obsession with pleasure-seekingis explored with great humour; rituals of lust and glamour are parodied with leopard-print boxer shorts and faux fur coats.
Amidst all this sarcasm, the bored and restless Delahaye’s declaration ‘Totally perfect!’ resonates as a witty tautology with depth.
http://www.theplace.org.uk/?lid=5528


FIZZ
Interprétes trés natures
L EXPRESS - DDC - 17 juillet 2006

"... FIZZ, c'est le coup de foudre. Ce n'est pas un style mais une demarche pluridisciplinaire qui va vers une nouvelle forme de spectacle. Corinne Rochet, du Collectif Utilité Publique de Lausanne, "utilise" à bon escient les dons naturels, ainsi que les techniques de ses exécutants, classique ou contemporain, pour enrichir la chorégraphie moderne.
D'abord une musique techno assaisonne " FIZZ". Deux personnages, Anne Delahaye et Nicholas Pettit, articulés comme des robots s'agitent en scène. Ils ont des gestes, des gags, très cocasses. L'un et l'autre démontrent de subtils talents de comédiens.
La chorégraphe Corinne Rochet, imaginative et constamment mobile, enchaine des figures variées, de vrais morceaux de danse et des moments de droleries, tels les mots, hors contexte, ou les discours pseudo-intellectuels jamais terminés. Elle laisse place a l'improvisation, suscitée par les réactions, potentielles du public.


FIZZ
L'oeuvre au noir des choregraphes
24 heures - Jean-Pierre Pastori - 15 juillet 2006

" ...Sur quoi elle mâchure ses bras et ses jambes avant de s'étendre au sol en le maculant à son tour. Fort!
La dernière oeuvre au programme - un duo de Corinne Rochet réglé pour et avec Anne Delahaye et Nicholas Pettit - ne l'est pas moins.
Le support sonore met d'emblée en condition: le bruit de surface d'un disque qui gratte et toque... En corrélation, deux silhouettes se désarticulent; la tête de l'un est secouée, les jambes de l'autre tremblent. Mais rapidement le pur mouvement s'étoffe de rapports interpersonnels assez anecdotiques. La musique se debride aussi. Une frénésie gesticulatoire saisit tout le plateau, sourire et rire à la clé. Présenté comme la première partie d'un diptyque qui se complètera, la saison prochaine, d'une piece pour six danseurs, FIZZ est pour le moins prometteur."


FIZZ
Entdeckungsreisen - Doppelabend im Tanzhaus Wasserwerk
NZZ - Felizitas Ammann - 24 Fevrier 2006

" ... Le Collectif Utilité Publique, das sind die Lausanner Corinne Rochet, Nicholas Pettit und Karine Grasset. Sie sind in den Kosmos der Kindheit eingetaucht und haben uns zwei unerschrockene Exemplare (hinreissend : Anne Delahaye und Nicholas Pettit) auf die Bühne gestellt. Da stehen sien un herum, lassen ihre Körper nach Belieben zucken, üben sich unbeholfen in bekannten Posen oder drehen zu Rockmusik mächtig auf « FIZZ » zeigt das reine (kindliche) Vergnügen – aber auch die Katastrophen, wenn das Lustvom Realitätsprinzip eingeholt wird. Die Choreographie von Corinne Rochet wird zunehmend komplexer, ohne dabei ihre Leichtigkeit zu verlieren : Denn die von Erwachsenen gespielten Kinder beginnen ihrerseits, Erwachsene zu spielen und entlarven dabei unverfroren bekannte Posen, Gesten und Klischees. Das alles tun sie mit einem Ernst und einer Sturheit, wie sie nur Spielenden eigen ist « FIZZ » ist eine umwerfend komische, dabei vielschichtige Befragung unserer Gesellschaft aus ungewohnter Sicht."